WWOOFing : Apprentie-herboriste dans les Cévennes

Grande amatrice de thé et d’infusions, j’adore en apprendre toujours plus sur les plantes et leurs vertus. Au début du printemps dernier, je suis donc partie en WWOOFing dans les Cévennes, chez un producteur-cueilleur de plantes aromatiques et médicinales.

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De la plante sauvage à l’infusion

Pendant ce séjour, j’ai pu suivre les différentes étapes qui mènent la plante sauvage à ma tasse. Le travail est énorme ! Tout d’abord, il y a la récolte. Celle-ci se fait en cueillette dans les collines environnantes. On emmène une grande toile sur laquelle on empile les branches délicatement découpées dans la nature, puis on rejoint les coins de la toile pour en faire un sac et le charger plus facilement dans la camionnette. Des plantes comme le romarin ou le thym se récoltent traditionnellement à travers la cueillette sauvage. Le producteur chez qui j’étais avait aussi des champs de plantes qu’il cultivait, notamment de la lavande, mais cela exige beaucoup d’entretien et donc plus de travail.

Suite à la récolte, les plantes sont étalées dans un séchoir solaire. Celui-ci a été construit pour laisser l’air chaud de l’extérieur passer entre les planches de plantes étalées. Pendant les périodes froides, l’aération est fermée et le séchage prend plus de temps.

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Une fois sèches, les plantes aux feuilles robustes (comme le thym ou le romarin) sont triées à la machine et les plantes plus fragiles sont triées à la main. La météo n’était pas très souriante quand j’ai séjourné à la ferme. J’ai donc principalement participé au tri et à l’émondage. Ce dernier consiste à séparer les feuilles des branches. On recourt à ce procédé par exemple pour le tilleul, la menthe ou la sauge qui ont des feuilles qui peuvent facilement se déchirer une fois sèches.

Après l’émondage vient le tri. Le tri consiste à mettre de côté les feuilles moins belles (couleur, aspect, déchirure…). On les conserve quand même pour en extraire les principes. Elle serviront à produire des huiles essentielles ou de l’hydrolat. Les feuilles belles, elles, seront mis en sachet pour des infusions ou bien mélangées à d’autres plantes pour créer des mélanges pour infusions.

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Des rencontres humaines riches

Ce séjour en WWOOFing a été beaucoup plus positif que mon expérience dans le maraîchage. J’ai beaucoup apprécié les échanges, tant avec le producteur-cueilleur que les autres wwoofeurs. Ça a été l’occasion de rencontrer des personnes avec des parcours de vie très différents et passionnants ! Nous avions tous en commun ce besoin et cette envie de se rapprocher de la nature et de retrouver du sens dans notre quotidien. Les heures passées à faire du tri dans le séchoir ont donné lieu à nos plus riches conversations. A l’heure des repas, c’était aussi les wwoofeurs qui étaient chargés de cuisiner. Sans frigo et sans viande, nous avons concocté des plats réconfortants autour desquels il était très agréable de se retrouver après nos activités. Et tout cela pour finir par une petite infusion bien-sûr !

En comparaison, les nuits paraissaient beaucoup plus longues… Nous dormions au premier étage d’une bâtisse en pierre et les fenêtres n’étaient pas vitrées mais simplement bâchées ! J’ai vite compris comment s’installer ce froid glaçant à la nuit tombée.

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En bref, voici les + et les - de cette expérience WWOOFing :

Les +

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  • La situation de la ferme, au cœur des collines et des roches de Cévennes

  • Le silence de la nature

  • Les rencontres avec des wwoofeurs sympathiques et inspirants

  • Les conversations engagées et emplies de tolérance à l’heure du repas

  • Un mode de vie minimaliste basé principalement sur de la récup’

  • En apprendre toujours plus sur les plantes mais aussi sur la vie des agriculteurs

  • La compagnie des trois petits chatons qui venaient volontiers se frotter aux wwoofeurs


Les -

  • L’austérité de l’hébergement

  • Le manque d’eau chaude (pas très sympa quand on accueille des wwoofeurs par temps froid !)



Si l’aventure du wwoofing vous tente et que vous avez des questions, vous pouvez me contacter par ici. Je vous répondrai avec plaisir !

N’hésitez pas également à consulter mon précédent article sur mon expérience de WWOOFing dans le maraîchage en Provence.

Si vous envisagez une expérience en wwofing, je vous conseille fortement de lire la charte du wwoofing avant de partir afin de connaître vos droits et vos devoirs en tant que wwoofeur.



[Note : n’ayant pas pu prendre de photos durant mon séjour (portable HS !), les illustrations de cet article sont tirées du site de partage de photos Unsplash.com]