Mon expérience au shampoing sec

L'utilisation du shampoing sec a pris de l’essor ces dernières années. Se présentant sous forme de poudre, il permet de nettoyer sa chevelure de rêve sans eau et en trois minutes chrono. Le shampoing sec est donc vanté comme l’allié des adeptes du No-Poo, comprenez les adeptes du lavage de cheveux au naturel, sans paraben et autres dérivés de pétrole des shampoings classiques. C’est sa facilité d’utilisation et son faible impact écologique qui m’a poussée à l’intégrer dans ma routine de soin zéro-déchet… Je reviens sur les merveilles et les revers de mon expérience au shampoing sec.

 

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1-Le shampoing sec, un usage facile et efficace

Il existe plusieurs poudres utilisables comme shampoing sec : farine de pois chiche, farine de maïs… J’ai fait l’essai avec une farine de maïs puisque j’en avais déjà chez moi. Comme j’aime le rappeler, une routine zéro déchet consiste d’abord à faire avec ce que l’on a et avec ce que l’on peut transformer depuis chez soi (pensez par exemple aux multiples usages du bicarbonate de soude !). J’ai transvidé une petite partie de cette farine dans un bocal en verre à laquelle j’ai mélangé un peu de poudre de cacao. J’ai ainsi obtenu une poudre marron, plus proche de ma couleur châtain naturelle.

J’utilisais cette poudre de shampoing sec afin d’espacer mes lavages de cheveux à l’eau. Ma semaine capillaire ressemblait à ça :

1er jour : lavage de cheveux avec un shampoing no-poo

2ème jour : rien

3ème jour : rien

4ème jour : application du shampoing sec

5ème jour : petites retouches au shampoing sec

6ème jour : lavage de cheveux avec un shampoing no-poo

Pour l’appliquer, je déposais simplement un peu de poudre sur mes doigts que j’étalais ensuite à la racine des cheveux. La farine de maïs étant assez compacte, l’application se faisait très facilement. Pour finir, je passais rapidement la main dans les cheveux, tout en créant du volume, et voilà ! Les cheveux n’étaient pas gras et la poudre était invisible car éparpillée sur le cuir chevelu. Ce procédé me permettait de faire uniquement un shampoing à l’eau par semaine… mais… car il y a un « mais »…

 

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2-Le revers de la médaille

Ravie de l’efficacité du shampoing sec, j’ai commencé à l’utiliser de plus en plus fréquemment car il me permettait de gagner un temps considérable en échappant à la corvée chronophage du lavage de mes cheveux. En parallèle, je me suis aperçue que je perdais des poignées de cheveux à chaque fois que je me coiffais. Je mettais cela sur le compte des lavages espacés. Les cheveux que je trouvais sur ma brosse devaient être ceux qui finissaient habituellement dans ma baignoire. Cependant, le problème a persisté au point d’éclaircir mon crâne d’une manière alarmante. Mon entourage avait beau me justifier cela comme une conséquence du stress, j’étais loin d’être rassurée. Je me voyais déjà avec une unique tresse fine au bas du crâne, façon Pascal Obispo dans les années 2000. La panique.

L’idée m’a alors traversée que la poudre du shampoing sec étouffait mon cuir chevelu. J’ai donc arrêté tout net son utilisation. Je suis revenue au shampoing à l’eau, deux fois par semaine. Un mois plus tard, ma perte de cheveux avait déjà clairement diminué et j’étais officiellement rescapée du syndrome Obispo. Gros soulagement.

 

Depuis cette expérience, je n’ai jamais osé reprendre le shampoing sec. Peut-être que si j’avais davantage espacé son utilisation, mes cheveux seraient restés en bonne santé… Mais que devient alors la réelle plus-value du shampoing sec s’il ne permait pas d’espacer les lavages ? En attendant la découverte de pistes moins destructrices, j’ai décidé d’arrêter totalement le shampoing sec.

 

Et vous, avez-vous déjà essayé le shampoing sec ? Comment s’est passé votre expérience ? Quelle poudre avez-vous utilisé ? Et question plus philosophique, y a-t-il encore de l’espoir pour mon cuir chevelu ?