Objectif : tout quitter pour vivre dans la nature

J’aime voyager. En fait, plus que le voyage, c’est la découverte permanente qui m’enthousiasme. Ce doit être pour cela que j’ai beaucoup de mal à prendre racine. Je suis de retour à Paris depuis un an et demi à peine et je ressens déjà le besoin de repartir. Mais cette fois je rêve de vert, d’animaux, de vastes contrées, de chant du coq et de bruissement dans les feuilles... Comment en suis-je arrivée là ?

 

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S’expatrier pour gagner sa vie

Comme je l’ai déjà expliqué dans différents posts, j’ai longtemps enseigné le français à l’étranger. A l’époque, c’était simple : mes contrats se calquaient sur l’année ou le trimestre et, à la fin du contrat, je m’envolais vers d’autres horizons.

Je suis curieuse de tout et j’ai une réelle soif d’apprendre. Enseigner m’a donc permis de partager mon savoir tout en recevant énormément.  Pourtant, au bout de quelques années, je dois avouer que ce rythme de vie m’a totalement épuisée. Devoir toujours tout recommencer à zéro, que ce soit pour les démarches administratives ou se créer un cercle d’amis, c’est exténuant. Je n’avais tout simplement plus le courage ni l’envie pour cela. Je suis donc rentrée à Paris et, un CDI en poche, je suis devenue “stable”...

 

Le rejet de la monotonie

Les premiers temps, j’ai apprécié être en France, pouvoir communiquer facilement avec mes proches, être familière des codes sociaux, connaître les lieux incontournables de la ville, me repérer facilement… Ce temps-là m’a vraiment fait du bien et m’a permis de me ressourcer. Puis très vite ont surgi des interrogations tenaces : qu’est-ce que je vais faire de ma vie ? est-ce que je me vois suivre la rengaine métro-boulot-dodo ? est-ce que ma vie correspond vraiment à ce que j’en attends ? A Paris, je déteste le trafic, la pollution et les trottoirs encombrés. Parfois, je rentre chez moi irritée alors que je n’avais vécu aucun événement particulièrement fâcheux. Aujourd’hui, je sais que c'est une partie de moi en souffrance qui s’exprime. Le béton à perte de vue, ce n’est pas mon truc. Je ne dis pas que je souhaite vivre en ascète dans une grotte. J’ai juste besoin d’espace, de perspectives au sens littérale et imagé. A Paris, je me sens enfermée dans une case bien précise avec un emploi du temps bien précis. Ce n’est pas moi. J’ai donc décidé d’aller voir ailleurs (encore !).

 

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L’appel du vert

Cette fois-ci, mon objectif n’est pas de partir à l’autre bout du monde ou de m’immerger dans une culture différente. Je veux retourner à la nature et à sa simplicité. Cela fait plusieurs années que je remets en question notre modèle de vie et de société. Je me demande honnêtement comment des gens parviennent à être heureux avec toute cette compétition (qui écrase) et cette pression (à plus, à mieux). Je ne me reconnais pas dans ces valeurs. Je fais le choix d’écouter mes envies profondes, celles qui, je pense, peuvent m’aider à m’épanouir et à trouver une certaine paix intérieure. Je veux récolter mes légumes, faire de la randonnée, traire des vaches, faire la cueillette… Bref, je veux de l’authenticité et du sensé. C’est pour cela que je pars faire du wwoofing avec mon bon vieux sac à dos. Combien de temps ? Je n’ai pas de réponse déterminée. Car le but de cette aventure est justement de ne pas me poser de limites, de faire ce que j’aime, pour ensuite rentrer à Paris, l’esprit reposé et riche de nouvelles idées et de projets de vie.

 

Et vous, vous êtes-vous déjà écarté d’un chemin tout tracé pour votre avenir ? Comment s’est passée l’expérience ? Que vous a-t-elle apporté ?