WWOOFing : comment je suis devenue maraîchère en Provence

Je reviens d’un séjour dans une ferme maraîchère et j’ai très envie de partager cette expérience avec vous ! Elle a été aussi enrichissante que surprenante, mais pas toujours pour les bonnes raisons. Cet article me permettra aussi d’insister sur les aléas du wwoofing puisque c’est via cette association que j’ai trouvé la ferme. C’est parti, je vous raconte tout sur mes activités, mes rencontres et mon vécu !

 

Des fraises presque prêtes pour la récolte

Des fraises presque prêtes pour la récolte

Les activités à la ferme

Avant de me rendre sur place, je croyais m’engager auprès d’un jeune couple entretenant un potager pour son usage personnel. En arrivant à la ferme, j’ai vite compris ma méprise en découvrant l’hectare de terre cultivé. Et en effet, il y avait de quoi s’occuper : récolter les haricots, cueillir les fraises, désherber, creuser la terre pour ramasser les pommes de terre, trier les légumes conservables et ceux prochainement périssables, préparer les paniers de livraison, découper les tomates pour les transformer en coulis… Nous travaillions tous les matins de 8h à 12h avec une pause de trente minutes, du lundi au vendredi, ainsi que deux après-midi par semaine, de 15h à 17h.

Les premiers jours m’ont semblé interminables tant mon corps n’était pas adapté aux tâches. Il m’a fallu prendre de nouvelles positions, apprendre à accepter les griffures et les piqûres pendant les récoltes, rester accroupie, se courber, porter des charges lourdes… J’ai dû intégrer tout cela et la fatigue s’est rapidement abattue sur moi. Il faut dire qu’avec le soleil caniculaire de midi, la météo ne jouait pas non plus en ma faveur.

Heureusement, je me suis lancée dans ce Wwoofing accompagné d’un ami, Gary. On se motivait mutuellement, on écoutait de la musique dans les champs et on se racontait nos vies. On n’en aura jamais autant appris l’un sur l’autre que pendant cette expérience ! Tous ces partages nous ont indéniablement aidé pendant les moments difficiles.

 

Un cadre idyllique : du soleil & de la nature foisonnante

Un cadre idyllique : du soleil & de la nature foisonnante

L’aventure humaine

Gary et moi nous sommes lancés dans cette aventure avant tout pour l’aventure humaine. Faire des rencontres, partager du savoir et des bons moments, apprendre à connaître des gens éloignés de notre microcosme routinier… Nous sommes donc arrivés guitare aux bras, sourire aux joues et avec un enthousiasme débordant. Cependant, je crains qu’il ne se soit pas vraiment révéler communicatif.

Les premiers jours, le couple qui tenait la ferme agissait de manière froide avec les Wwoofeurs. On avait l’impression de déranger, d’être constamment suspectés de mal faire… Cela a instauré un climat de tension qui m’a mis mal à l’aise et je dois dire que je n’ai pas réussi à passer au-delà quand la tension s’est finalement apaisée.

En effet, après quelques jours lunatiques, l’ambiance est devenue plus détendue. On jouait aux cartes tous ensemble. On avait des conversations plus animées à table.

Par ailleurs, un des wwoofeurs nous a généreusement proposé de profiter de sa voiture pour faire des excursions dans les alentours. On a ainsi pu aller au bord de mer et visiter les villages du coin. Un vrai bol de liberté !

Après-midi tourisme dans les rues de Toulon

Après-midi tourisme dans les rues de Toulon

Quand il était à nouveau temps de travailler pour la ferme, les tensions revenaient. D’après moi, le problème, et qui est un problème plus général avec le Wwoofing, était lié au cadre très professionnel imposé par le maraîcher de la ferme. Pour rappel, le wwoofing est avant tout une expérience d’apprentissage et d’échanges, ce n’est pas un travail. Or, cet aspect n’a pas été mis en avant par la ferme où nous étions. Certains wwoofeurs se comportaient donc tout simplement comme des salariés avec un rendement à effectuer, instillant une certaine pression entre eux. Par conséquent, ils instauraient une sorte de culpabilité chez ceux qui se comportaient davantage comme des wwoofeurs. Dommage.

Malgré tout, je garde beaucoup de bons souvenirs de cette expérience : les fous rires partagés avec Gary, apprendre comment fonctionne le maraîchage et la vente de petites production de l'intérieur, être en contact avec la terre, s'endormir en écoutant les grillons, réussir à aller au-delà de mes limites...

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En bref, voici les + et les - de cette expérience wwoofing :

 

Les +

  • Un cadre très agréable, au milieu des collines avec une vue plongeante sur la mer

  • Un hébergement en tente, très confortable, avec le chant des grillons pour nous bercer

  • Des couchers de soleil magnifiques depuis le sommet de la colline

  • Un bel exemple de permaculture qui foisonne de vies

  • Des repas préparés à l’aide des légumes du potager où nous travaillions

  • Une belle partie de pocker où j’ai raflé la mise… de capsules de bière

 

Les -

  • L’ambiance pesante et lunatique des premiers jours

  • L’armée de moustiques prête à charger entre les rangées de haricots

  • Le planning strict imposé

  • Le mauvais réseau de transport qui entrave beaucoup la mobilité (heureusement qu’un wwoofeur avait une voiture)

 

Si le wwoofing vous intéresse de manière générale, je vous recommande de prendre connaissance de la charte du wwoofing mais aussi des conseils de Wwoof Next qui vous permettront d’anticiper au mieux votre séjour. 

Si vous voulez en savoir plus sur ce wwoofing en particulier, n’hésitez pas à me contacter. C’est avec plaisir que je partagerais en détails mon aventure avec vous ! Et pour davantage de photos, allez jeter un œil à mon compte Instagram !

 

Et vous, le WWOOFing, ça vous tente ?